Missionletter 30
2 octobre 2004
Travailler encore…
Ce mois missionnaire, à peine commencé, s’ouvre avec la présence d’une jeune merveilleuse que vous connaissez tous: Thérèse Martin, connue sous le nom de Ste « petite Thérèse », patronne des missions avec St François Xavier, et Docteur de l’Eglise! Le 14 juillet 1897, un mois et demi avant sa naissance au Ciel, elle écrit au P. Roulland, un de ses fils spirituels, missionnaire en Asie:
“Je compte bien de pas rester inactive au Ciel; mon désir est de travailler encore pour l’Eglise et pour les âmes… Vous voyez, mon frère, si je lasse le champ de bataille, je ne le fais pas avec le désir égoïste de me reposer, la pensée de la béatitude éternelle fait à peine tressaillir mon coeur… Ce qui m’attire vers la patrie des Cieux, c’est l’appel du Seigneur, c’est l’espérance de l’aimer finalement comme je l’ai tellement désiré et la pensée que je pourrai le faire aimer par une multitude d’âmes qui le béniront pour l’éternité”.
Dans l’œuvre d’évangélisation que le Seigneur confie à chacun de nous tous les jours, nous ne devons pas oublier cette aide réelle et particulièrement efficace de nos frères et soeurs qui sont déjà arrivés dans la Patrie. La petite Thérèse nous fait comprendre tout simplement mais avec force que l’annonce de l’Evangile est l’œuvre de toute l’Eglise, de celle de la terre mais de celle du Ciel, unique Eglise de Dieu! Le mois dernier, en évoquant la mission faite à Riccione, nous avons parlé des fruits qui sont comme multipliés grâce aux efforts de collaboration entre les différentes réalités ecclésiales. Aujourd’hui, la petite Thérèse nous aide à élargir encore nos horizons: elle et tant d’autres amis du Ciel veulent évangéliser avec nous! Leur aide est très précieuse parce que, comme elle l’écrit au début de la même lettre à son frère missionnaire:
“Quand vous recevrez cette lettre, certainement j’aurai laissé la terre. Le Seigneur, dans son infinie miséricorde, m’aura ouvert son royaume et je pourrai puiser à ses trésors pour les prodiguer aux âmes qui me sont chères. Soyez certain, mon frère, que votre petite soeur maintiendra ses promesses, et son âme, libérée du poids de l’enveloppe mortelle, volera heureuse vers les lointaines régions que vous évangélisez. Ah! mon petit frère, je le sens bien, je vous serai bien plus utile au Ciel que sur la terre.”
Voici donc la fameuse pluie de roses promise par la patronne des missions! En effet, elle a promis de passer son Ciel à faire du bien sur la terre, et elle le fait! Pétales de roses pour la diffusion maximale de l’Amour du Père qui veut rassembler tous ses enfants dispersés. Avec sa « doctrine » spirituelle extrêmement simple et particulièrement riche, la petite Thérèse nous communique ce grand désir de voir tous les hommes accueillir cet Amour infini du Seigneur. Un désir qui devient action, travail, engagement, sacrifice offert… Un désir qui ne connaît pas de fin…
Son aide n’a rien de magique, mais elle fait appel à notre coeur afin que nous accueillons les mêmes sentiments du Christ. Ce n’est pas « seulement » une aide spirituelle. Thérèse, comme François Xavier et les autres « habitants » du Ciel, est vivante et elle est proche de nous. Le Seigneur a exaucé son désir et elle travaille tant! Donc n’évangélisons plus comme s’il n’y avait pas ces bienheureux amis missionnaires qui travaillent avec nous. Faisons-les participer à toutes les initiatives missionnaires qui nous sont confiées!
Et si vous n’avez pas encore fait l’expérience de cette aide concrète, vous pouvez participer à l’une des soirées « Pétales de roses » que la communauté des Béatitudes organisent ces jours-ci dans toutes ses maisons, soirées pendant lesquelles nous écrivons à la jeune sainte de Lisieux!…
Je vous souhaite un mois missionnaire de Feu et une bonne “Année de l’Eucharistie” désormais aux portes.
Pierre Aguila

